fleuve de mots


17 août 2011

Je suis toujours vivant, bien que je ne fasse pas vivre mon blog. Faut dire que d’une manière générale, je suis actuellement moins souvent sur le net, ayant passablement d’autres activités en-dehors. Mais je ne vous laisse pas tomber. L’occasion aussi de bien vouloir m’excuser de ne pas mieux répondre aux blogs amis, Sachez que ce n’est point par manque d’intérêt, mais par ce manque de temps présentement.

En attendant, ci-joint une photo sur le lac de Zurich prise depuis un bateau à vapeur, dont j’en parle sur le Kaléïdo’blog ICI.

Insel Ufnau (Zürichsee)

 

 


26 juin 2011

Texte pour le Défi du Samedi #155 mais que j’ai envoyé bêtement par erreur à la mauvaise adresse, alors je pose ici.
Désolé pour les Défiants mais j’étais dans la lune
Embarasse
Le sujet demandé est ICI.

Voulez-vous savoir ?

J’aime mon tiroir, c’est toute ma vie… du moins c’est ce que j’ai toujours pensé.
J’y mets tout mon chenil, mes affaires privées et confidentielles,
des choses que je ne sais pas où mettre.
Autant tout fourrer dedans sans trier, sans réfléchir.

Toutefois, comme vous êtes gentils, une idée m’a passé par la tête:
vous décrire tout ce que j’ai dans ce tiroir,
Je ne le sais moi-même pas par cœur, cependant si je le vide en direct,
je peux vous énumérer tous mes papiers, mes souvenirs, mes différentes babioles.
Tout ça rien que pour vous.

Et bien non, je ne le ferai pas.
Désolé, je n’ai plus envie de regarder ce tiroir…
Car dès que je l’ai ouvert pour me préparer au Défi du Samedi…
j’ai vu une araignée s’y promener !


24 mai 2011

Profils

J’aime la cartographie, les plans en coupe, le chemin de fer. Donc ce livre de 1886, qui t’a appartenu, est pour moi très précieux pour le passionné que je suis. Je le consulte régulièrement afin de le comparer avec mon fascicule des profils du réseau actuel ferroviaire suisse, que j’ai souvent sur moi.

J’aime ton document qui était un de tes outils de travail, en tant que responsable de ponts de nombreuses lignes de chemin de fer suisses. Peut-être par le fait de ne pas t’avoir connu, implique que je suis ému de lire tes annotations que tu as consignées. Au début du vingtième siècle, tu as dessiné toi-même aux endroits précis du plan, chaque pont existant à l’époque avec leur longueur exacte. Quelle précision et quelle belle écriture tu avais. Il m’arrive de retrouver sur le terrain des ponts mentionnés, même si depuis ils ont été reconstruits.

La reliure est dans un mauvais état, toutefois le papier est toujours de bonne facture et seulement légèrement bruni. Parfois, j’ai envie de trouver une solution pour y refaire une reliure plus solide, cependant j’hésite, car l’état de ce document a son charme. Rien que de savoir les nombreuses mains, en plus des tiennes, qui ont feuilleté ces pages est excitant en soi.

Ce qui pourrait ressembler à un simple ensemble de papiers quelconques, est pour moi un objet de valeur ludique et sentimental. Merci Grand-père.

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Écrit pour la consigne 170 de Kaléïdoplumes

 

 


10 mai 2011

La rencontre.

J’ai découvert dans mes archives, tiré du quotidien suisse La Guerre Mondiale du jeudi 28 janvier 1915, ce texte La rencontre, que je vous présente si-dessous:

La rencontre.

Il était tombé tant de neige, la nuit, que les soldats de la tranchée, en dépit des précautions, se trouvèrent, le matin, dans une sorte de tombe. Leur jeunesse s’en amusa. Elle s’amusa surtout de la perspective du déblaiement. On ne faisait pas mine de se battre : matinée de vacances.

Dans la solitude de ce coin de campagne, choisi par la stratégie pour y demeurer des semaines, un flot de souvenirs ramena un instant les soldats au foyer, au dernier hiver: celui-ci, jeune châtelain, botté jusqu’au genoux, battait la neige dans les allées de son parc et se livrait aux jeux sains de l’hiver; celui-là, petit commerçant, balayait vigoureusement le devant de sa boutique, tandis que de l’arrière-magasin venait l’odeur chaude et aromatique du café qu’on prépare; cet autre allait bravement à son travail, pataugeant dans la rue, le collet relevé, le chapeau enfoncé jusqu’aux oreilles, le cœur chaud de la caresse des enfants, la peine adoucie par la perspective du retour.

Les soldats ne s’attardèrent pas aux souvenirs attendrissants, amollissants; ils firent « beau devant chez eux », comme disait l’un d’eux, joli caporal au rire magnifiquement juvénile. Et de causer et de chanter même! Le vent était si favorable, que loin de jeter traîtreusement l’éclat de leur gaîté vers l’ennemi, il l’emportait de l’autre côté de l’horizon, droit vers la France. Ah! Mères, épouses, si vous aviez pu en saisir le faible écho de cette gaité de braves, combien votre cœur si lourd aurait été allégé! Le travail les réchauffait, les animait; la ration, par hasard bouillante, acheva de les rendre heureux. Soudain, tandis qu’ils vidaient la gamelle, une pluie de boules de neige tomba sur la tranchée. Ils demeurèrent interdits, puis un éclat de rire partit de toutes les poitrines.
- Ah! Ces Boches, tout de même! Qui les aurait crus farceurs ?

En un clin d’oeil, la gamelle fut vidée, les hommes se mirent à l’œuvre, pétrirent et entassèrent toute une mitraille. De là-bas, il en venait toujours de dures, de belles et qui s’écrasaient sur les képis, les capotes, les visages parfois. Ah! Les Boches! Belle farce de jeunesse! Et d’y répondre! Avec quelle adresse, quelle vigueur! Instinctivement, des deux tranchées, ils se rapprochaient les uns des autres, pour mieux s’atteindre, pour mieux s’entendre rire. Ce fut une bataille acharnée. Les officiers laissaient faire. Il est bon que les hommes, parfois, reprennent l’élasticité morale et physique du jeune âge; il est bon de chasser l’inévitable nostalgie et l’inévitable lassitude.

Ils se trouvèrent à deux ou trois mètres les uns des autres, sans s’être aperçus de ce rapprochement.
- Halte-là! S’écria l’un d’eux: Ennemis! Barricades!

Un formidable «Ach!» lui répondit. Et les voilà tous se jetant sur la neige fraîche et, à pleines mains, l’entassent en talus-frontières. Impossible, à ce jeu-là, de ne pas se toucher parfois côte à côte, de ne pas échanger quelques paroles joyeuses, de ne pas être camarades, en un mot. On eût dit, à les voir, une grande cour de collège où s’ébattaient des hommes redevenus enfants.

Soudain, un Allemand et un Français, se trouvant face à face, tressaillirent, devinrent pâles, se dévorèrent du regard sous le hâle et sous le noir de la poudre; ils se reconnurent aux yeux. Ils eurent une exclamation étouffée de joie, suivie d’un geste de desespoir ; puis par-dessus le talus de neige, brusquemment, d’un même coeur, ils se tendirent les mains :
- Walter!
- Jacques!

L’étreinte fut poignante; une bouffée de sang afflua à leurs joues, leurs lèvres tremblèrent, sans parler. Une vision du passé surgit devant eux, bouleversante: un préau de collège; un nouveau, malingre, qu’on mitraillait, et le grand, le fort, l’Allemand, qui l’avait pris sous sa protection. On était devenu amis. Pendant cinq ans, on avait partagé le même pupitre. Puis, l’un était retourné dans sa famille s’occuper du commerce de son père; l’autre avait continué ses études; le contact avait été perdu, mais le souvenir était resté fidèle. Avant de se séparer, avec les larmes promptes de l’adolescence, ils s’étaient dit:
- On se reverra!

Ils venaient de se revoir; un talus de neige n’empêchait pas leurs mains de se rejoindre, de se serrer fortement. Ils ne se dirent rien. Que se seraient-ils dit qui ne fut horrible ou insignifiant? Mais leurs regards ne se quittaient pas, et, comme au jour de la séparation, des larmes leur vinrent aux yeux.

Un ordre dans le rang: – A vos postes!

Un recul brusque des deux côtés, une transformation rapide des physionomies, qui redeviennent hostiles; on retourne aux armes. Les deux amis desserrent brusquement leur étreinte, ils vont s’éloigner, ils se regardèrent intensément, désespérément, encore et, d’un même élan, ils se jettent dans les bras l’un de l’autre, et s’étreignent :
- Jacques!
- Walter!

Dans la tranchée, on a donné l’ordre de tirer. On tire.

Maximilienne Nossek

 


26 avril 2011

Une toute petite chose de ma vie privée pour une fois.
Vendredi je ne devais pas être là, car j’allais à un mariage. Finalement, j’ai décidé de ne pas y participer, car je n’ai pas trouvé au supermarché un cadeau adéquat. Je pensais à deux tasses, mais probablement ils en ont déjà. Une autre raison pour laquelle je n’y vais pas, il s’agit d’un mariage tout simple, assez discret et je veux respecter l’intimité des jeunes mariés. Ensuite pas trop envie de me coltiner le père et la grand-mère de lui. Je ne pense même pas envoyer une lettre d’excuse, probablement que personne ne se rendra compte de mon absence.
De toute façon, je ne crois pas que j’aurais trouvé une place sur un vol low cost d’Easyjet, car il aurait fallu que je m’y prenne plus tôt (Ce bref  mariage se passe dans la petite abbaye de Westminster à Londres).

Merci tout de même à une personne qui se reconnaitra de me l’avoir rappelé.


3 avril 2011

Petit texte écrit pendant le marathon
Pause

J’ai fait une petite pause, puis l’heure avance déjà. Alors je vous parle d’une petite pause ce jour, pause bienfaitrice. Cet après-midi, en plein travail, je me penche par la fenêtre pour admirer le paysage ensoleillé du printemps. Pas beaucoup de fleurs, mais j’observe de beaux arbres et surtout sur la diversité des troncs. Des droits, des penchés, des bruns foncés ou plus clair, un blanc.
Et les feuilles qui bougent légèrement signe d’un doux vent.
Le ciel est beau aussi à voir, un beau bleu. Donc je confirme que c’est tout aussi beau que le vert du gazon, des herbes encore basses.
Dans tout cette merveille, le chant des oiseaux. Je ne connais pas leur chant, de quel oiseau il s’agit, qu’importe, je regarde ce paysage sur ce beau fond musical.


1er avril 2011

Le bonheur d’écrire.

Un petit moment ici, pour vous relater que j’ai passé deux semaines magnifiques d’écriture. En effet, grâce à Alainx, j’ai participé aux Marathons d’écriture qui m’ont enchanté. Écrire au minimum 3 heures de temps sans s’arrêter et obligation de poster au moins un texte toutes les heures. Magnifique expérience, c’est la deuxième fois que je le fais. En fait ça a duré la première semaine, j’ai marathoné à deux reprises, dont la deuxième fois j’ai même tenu plus que 3 heures…, je n’ose pas dire combien… Maintenant la deuxième semaine, je finis de lire les textes des autres marathoniens (Nous sommes 31). Commenter, c’est aussi des moments forts.

Parmi les lecteurs qui viennent ici, j’ai eu le plaisir de croiser Adrienne, Cassy, Sol-eille, Pivoine et j’espère n’oublier personne.


13 mars 2011

J’admire à l’infini.

Je goûte à ma satisfaction débordante
D’une nature de toute beauté,
Dominée par une végétation luxuriante
Dans le calme et la sérénité.

J’observe et admire ce paysage
Délimité au bord de l’Océan,
Par de gracieux rivages
Où gazouillent les oiseaux du Soleil-Levant.

La terre tremble subitement,
La mer s’agite sur les côtes à l’infini,
Les grandes vagues se déferlent précipitamment,
C’est l’horreur du tsunami.

Les souffrances croissent d’heure en heure,
Les destructions sont incalculables,
Les blessures mènent au malheur,
La mort est là inextricable.

Je lis des traits de visages
Aux émotions contenues.
Est-ce signe de courage
Ou signe de retenue ?

***

Pendant qu’il se posait cette question,
Il reçut un lourd objet sur son corps,
Comme venant du ciel de domination :
Encore un mort…

Écrit pour la consigne 160 de Kaléïdoplumes


4 mars 2011

En écho à ce fait régional en Suisse pour abus de pouvoir et détournement.

Je suis tombé.

Je suis mécontent,
Moi commandant, j’ai perdu un métier.
Pourtant, mes amis du gouvernement,
M’avait promis l’éternité.

La police fut mon bonheur,
Les agents étaient mes sujets,
Tant pis pour leur malheur,
Ils ne sont que benêts.

J’aimais régner en dictat,
Agir comme un roi,
Sans respecter de pacte,
Ne penser qu’à moi.

Faire sauter des châtiments
Ne ménager qu’un seul bord,
Comme disait Brassens,
Les copains d’abord.

Aujourd’hui seul un petit cadeau,
Pour mon départ,
Qu’une centaine de milliers d’Euros,
Tel est ma minuscule part.

Un nouveau gouvernement,
Dans le Royaume de Belgique,
Répondra-t-il à ma postulation?
Ça serait magique.

Je suis taupé
Je suis troublé
Je suis tombé
Je suis theubet…



L’écriture -31 décembre 2009-

J’ai reçu ce très joli petit texte dédié à une fille par sa maman.
Le trouvant très touchant, j’avais envie, avec l’autorisation de son auteur, de le partager avec vous pour terminer l’année 2009.

L’écriture

L’écriture est un très bel art inspirant moult remous et permet de faire évader nos pensées.
Cet art s’apprend tout jeune avec joie et parfois de la tristesse, mais quel plaisir de se relire plus tard devenu adulte par exemple.
Nous devenons nostalgiques quand on constate le parcours suivi depuis nos premiers mots. Alors quand on a du mal à écrire, il ne faut jamais oublier tout le plaisir qu’on pourra en tirer après. Dans la vie, ce qui nous donne le plus de difficultés nous rend plus fort. Je conclus donc en disant vive les difficultés des mots

Papillon écrivain

 


16 janvier 2010

Le noyau physique et psychique indissociable.

Il y a l’humanité rassemblant les humains.
Il y a l’humain et ses organes.
Il y a l’organe et ses tissus.
Il y a le tissu avec ses cellules.
Il y a la cellule qui vit grâce à son noyau.
Il y a le noyau de notre vie.

Il y a l’humanité rassemblant les humains.
Il y a l’homme et ses ressentis.
Il y a le ressenti qui engendre les émotions.
Il y a l’émotion qui engendre les expressions verbales ou non-verbales.
Il y a une expression qui s’exprime depuis le noyau de notre cerveau.
Il y a le noyau de notre vie.

écrit pour la consigne 107 de Kaléïdoplumes le 12 janvier 2010

 


7 février 2010

Résumé d’une ballade entre Alpes et mer.

Ma balade commence au pied d’un glacier au cœur des Alpes suisses.

Je descends de la vallée de Conches assez rapidement, afin que je puisse savourer plus loin de tranquilles paysages. J’arrive au bord du lac de Genève (Lac Léman pour les ignorants… Euh… toutes mes plates excuses, chers amis vaudois et savoyards…) et je me délecte de ce magnifique plan d’eau. J’y prends mon temps, et je profite de le traverser tout en longueur, depuis Le Bouveret jusqu’à Genève. Quelle délectation…

A Genève, je passe la ville, la frontière et me voilà en France.

Prochaine grande étape Lyon. Un arrêt dans un des bouchons serait bienvenue afin de se restaurer, mais l’heure tourne, il faut avancer. Je file dans la Drôme avec Valence et ses jardins arrosés par les canaux.

Me voilà en Avignon. Je ne sais pas ce qui se passe, mais il y a un pont toujours pas reconstruit. Alors, en attendant, profitons-en pour y danser sur ce qu’il en reste.

Arles et ses arènes où j’évite de voir les horreurs de la mise à mort d’un taureau.

Et me voilà en Camargue avant de faire trempette dans la Méditerranée, bien que je sois déjà mouillé depuis le début du voyage.

Signé, Le Rhône.


11 février 2010

L’amour des grands-parents.

J’ai aimé mes grands-parents et ils me le rendaient bien. Quelques bons souvenirs me reviennent régulièrement.

Nous habitions à des centaines de kilomètres de distance. Seulement quand j’allais les voir en vacances, je sentais que tout était organisé en fonction de moi, leur seul petit-fils.

Le plus important pour mon grand-père était que j’aie du plaisir à manger et je ne fus point déçu. Il choisissait des légumes à ma convenance, à mon goût. A la boucherie, il faisait la fine bouche, pas pour lui, mais pour moi : la viande devait être tendre et fraiche. Il officiait ensuite cérémonieusement à la cuisine en ayant un regard très attentif pour la préparation et pour la cuisson. Une fois ce fut un échec : lors d’une inattention, le chat a « volé » le rôti. Un drame pour mon grand-père, non vis-à-vis du chat qu’il adorait, mais face à moi. Mon grand-père  est retourné à la boucherie…

Une à deux fois par année, ils venaient dans notre région pour trois à quatre jours. La place étant restreinte chez nous, ils logèrent dans une auberge et je les rejoignais deux jours en y passant une nuit. Ce fut chaque fois des moments de ravissement intense. Un rituel : à chaque séjour, une journée fut réservée pour une excursion en bateau sur le lac, rien qu’eux et moi !

Pourquoi je cite ces exemples ? C’est pour démontrer l’importance qu’est la relation grands-parents petits-enfants. La distance n’est pas un obstacle, c’est la qualité de cette relation qui est forte et elle laisse des traces très positives, même plus tard à l’âge adulte avancé.

Je regrette de ne pas avoir mieux soigné cette relation entre mes enfants et mes parents, eux qui ont pourtant si bien réussi à le faire entre moi et mes grands-parents.

J’ai écrit ce texte en écho à celui-ci de Sol-eille http://sol-eille.over-blog.com/article-le-lien-44673278.html  

 


24 mars 2010

Rififi dans l’église catholique.

Depuis quelques temps, la Suisse, à l’instar d’autres pays, est secoué par des scandales de pédophilie dus à des prêtres. Le peuple est en émoi, les médias rapportent chaque jour de nouvelles révélations et de nombreux cantons catholiques sont concernés.

Ce qui me désole, ces révélations ne m’étonnent guère. Et si j’aurai osé et eu le courage de mettre en garde ces odieux agissements, on ne m’aurait pas pris au sérieux, car je suis un citoyen ordinaire, n’ayant pas des connaissances approfondies de la politique et encore moins de la religion catholique. Surtout, que je n’ai pas été témoin ou même victime de telle débauche, mais je me basais sur mes ressentis de mon travail, de mes expériences vécues.

Ce n’est pas la première fois que je me doute ou que je prévois des conséquences qui pourraient en découdre et ceci sans avoir fait de hautes études universitaires. C’est vrai que je ris souvent sous cape après coup quand je vois les conséquences, mais c’est tout de même mieux que ça n’arrive pas pour le bien de tout le monde. J’aurai même éviter un licenciement, bien que j’y ai gagné au change.

Quand à la pédophilie, ce n’est pas risible, c’est grave, très grave et les séquelles psychologiques pour l’enfant peuvent être marquées à vie. D’accord, ça n’arrive pas seulement dans cette coopération religieuse, on le voit aussi dans d’autres professions, par exemple chez des enseignants, des entraineurs sportifs etc. Toutefois, dès la connaissance des faits, ça fait déjà un moment que ce n’est pas caché et les personnes dirigeantes réagissent en conséquences.

Cependant, ce qui est terrible et dramatique, c’est d’entendre un évêque essayer d’implorer le pardon et de mener d’abord l’enquête interne avant de dénoncer le prêtre en question à la justice (Dixit l’évêque de Sion et président de la Conférence des évêques suisses). Quand il y a une histoire de vol dans une entreprise, je n’ai jamais entendu un patron dire une telle sottise, il appelle d’emblée la police. Sur le plan politique, curieux par exemple le silence du PDC valaisan, un des partis les plus conservateurs et les plus catholiques de Suisse.

Le pape présente ses excuses. Désolé, mais c’est avant qu’il fallait réagir, car si moi j’avais des doutes sans être directement concerné, Sa Sainteté devait surement s’en méfier plus que moi. Déjà par l’obligation du célibat du prêtre, même si ce n’est pas une excuse pour s’attaquer à des enfants innocents.

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Ce lieu a abrité un homme d’église pédophile


6 mai 2010

Gérer les passions.

Alors que certains se plaignent en clamant « je ne sais pas quoi faire, je zappe sur la télè, il n’y a rien… etc. », moi j’ai un problème : je suis trop intéressé par plein de choses et je n’arrive pas bien à le gérer en dehors de mon métier de soignant.

Quelques exemples (Liste non exhaustive…)  :

Je suis un ferroviphile, je fais partie d’une association de train touristique où je suis aide-mécanicien en cabine et chef de manœuvre. Je bricole au dépôt, mais je voudrais être plus présent afin de mieux participer aux projets. Sur ça, j’aime explorer d’autres réseaux suisses et étrangers, découvrir d’autres matériels roulants. Car la technique ferroviaire m’enthousiasme. Les transports urbains sont également une passion. La politique des transports en général m’intéresse et j’aime lire les articles ou ouvrages s’y rapportant. Toujours dans les transports, je suis amoureux des bateaux à vapeur sur nos lacs suisses, leur mode de propulsion, leur stylisme.

Et j’aime l’eau en général, surtout les lacs, comme j’aime la nature. Marcher des heures sans s’arrêter et faire des grandes randonnées me manque.

J’adore la musique, je voudrais retourner dans un chœur, mes horaires irréguliers m’en empêchent. Sur ça, si je pouvais, je parcourrais toutes les salles de concerts ou d’opéras du monde en tant que spectateur et apprendre à jouer un autre instrument de musique, le hautbois pour jouer dans une harmonie. J’adore le théâtre, surtout les troupes amateurs, que ce soit classique ou local, que ce soit moderne ou d’essai. La peinture, les musées ou galeries sont des endroits que j’aime fréquenter assidûment.

Apprendre les langues, découvrir des autres cultures, des autres pays, voyager, etc.

Je désirerai tant approfondir mes connaissances en informatique, car c’est un outil prodigieux et passionnant.

Et cerise sur le gâteau, depuis seulement deux ans, j’ai découvert grâce à un forum, l’écriture et c’est devenu un tel virus que je n’arrive plus à m’en détacher. Plein d’idées dans ma tête, et le défi de suivre les consignes, souvent toutes aussi captivantes que les autres.

Mon métier me séduit, j’ai une famille que j’affectionne, j’ai des amis avec qui j’aime partager mes moments. Alors que faire ? Je ne peux pas être partout à la fois. Ça prend du temps, et financièrement pas toujours évident non plus. C’est frustrant, toutefois c’est positif : il y a tellement d’activité magnifique que la vie est pour moi belle. Il me suffirait de m’organiser et de savoir faire des choix à bon escient.

Allez vive la retraite dans quatre ans au plus tard j’espère… Quoique des ainés  qui sont dans le même cas que moi, me disent qu’ils sont encore plus occupés depuis qu’ils ne travaillent plus… ça promet !

Let’s wait and see, life is just marvellous.


1er septembre 2010

Manges ta soupe…

Dans différents textes sur l’olfaction, on lit souvent la soupe, comme un merveilleux souvenir d’enfance. Par contre ce ne fut pas du tout le cas pour moi, je n’appréciais pas la soupe. Pourtant mon père, qui adorait, se donnait tellement de peine pour faire un potage qui soit le plus exquis possible afin que je la mange. Rien à faire, le succès n’y était pas. Je la prenais parce qu’il le fallait, toutefois ça frisait le supplice. Et que de morales entendues pour tenter de m’encourager, cependant avec beaucoup de gentillesse:

- Tu deviendras grand et fort.
- Je n’aime pas la soupe.
- Aujourd’hui j’ai mis de très bonnes choses dedans.
- Je n’aime pas la soupe.
- Tu ne seras jamais malade.
- Je n’aime pas la soupe.
- C’est tellement bon la soupe, tous les autres enfants l’aiment (Il n’avait pas tort).
- Je n’aime pas la soupe.
- J’ai acheté exprès pour toi une excellente soupe, tu vas être content.
- Je n’aime pas la soupe.

Et ainsi de suite. Vous remarquerez que mon père avait bien de la patience avec son rejeton.

Toutefois une fois, j’avais cinq ou six ans, j’ai commis l’irréparable. Une assiette pleine de ce liquide que je ne pouvais plus voir, je l’ai jeté à terre sur le carrelage. La cuisine était jonché de débris de porcelaine, la soupe, vous vous imaginez où elle s’étalait, et un père pas seulement malheureux mais très furibond! Oh oui. Mes oreilles sifflent encore de sa colère.

Et vous savez quoi ? Et bien les jours suivants, je n’ai pas mieux aimé la soupe, seulement je me la suis coincé comme on dit chez nous, j’ai consommé sans broncher.

Aujourd’hui? Ce n’est toujours pas mon plat préféré.


24 septembre 2010

Ma mère

Quatorze ans après sa mort, j’ai envie de parler de ma mère en toute intimité, celle qui m’a mis au monde il y a 60 ans. Je veux en parler, car je ne veux pas fêter mon anniversaire chiffre rond sans la mentionner.

D’abord je me rends compte que je n’ai pas eu assez d’échanges approfondis avec elle. Bien sur que nous avons beaucoup parlé ensemble, de pleins de choses de la vie, des autres sujets sur des écrivains, des peintres, et surtout sur des compositeurs de musique. Elle en connaissait tant sur la musique. Par exemple elle entendait à la radio quelques notes de musique, et de suite elle pouvait dire c’est le tel mouvement de telle symphonie de tel compositeur.  Oui, j’ai beaucoup appris avec ma mère, et je n’ai pas pu lui dire merci pour tout ce qu’elle m’a aidé pour mes 60 années de vie, comme elle a beaucoup aidé mon père et bien d’autres persones.

La majorité de son existence elle a travaillé pour la justice. Elle ne supportait pas l’injustice, mais vraiment pas, et à la place de se plaindre, elle essayait selon ses moyens d’agir. Je ne sais pas tout, car elle n’aimait pas vraiment parler d’elle, elle préférait parler des autres. Ainsi, la majorité de sa vie elle a travaillé dans des organisations internationales et surtout elle a été très active au haut commissariat des réfugié, un organe de l’ONU.

Oui, que de bons moments nous avons passé ensemble, mais je répète, j’aurai tant voulu plus échangé avec elle et plus l’entendre avec ses ressentis et ses émotions. Elle est partie brusquement sans ses échanges. Ce n’est qu’une fois morte, que j’ai appris des choses incroyables sur elle.

Maman ! on a beaucoup cité des militaires pendant la guerre mondiale, de grands hommes politiques, mais on a jamais parlé de gens comme toi, car vous avez travaillé dans l’ombre dans les services secrets de ton pays pour lutter contre un fléau totalitaire et j’ai appris que ton implication a été totale, car tu n’acceptais pas l’INJUSTICE avec toutes les horreurs qui en découlaient. À tel point que tu as même été, au péril de ta vie, plusieurs fois en cachette en Allemagne. Ton but ne fut pas de tuer, tu étais anti-militariste, mais de suivre ton idéal, c’est à dire de lutter contre ce terrible fléau que fut le nazisime et de sauver des innocents.

Bravo maman, je suis très fier de toi et je t’aime !


14 octobre 2010

 Ma relation avec mon frère
(En écho à
ce texte de luisasi
et suite à des discussions avec des amis.)

J’ai eu un frère, il est mort tragiquement à huit mois quand j’avais cinq ans. Je pense souvent à lui ces derniers temps. Je viens de fêter mes 60 ans, lui en aurait 55. Pourquoi cette pensée?

C’est en voyant dans mon entourage, mes amis, mes cousins, mes enfants, des lectures de livres ou de textes que je me pose de plus en plus cette question: quelle relation aurais-je eu avec mon frère, comment aurions nous vécu notre enfance et où en serions-nous aujourd’hui? Une complicité comme ça existe ailleurs ? Des désaccords comme je l’entends de plus en plus autour de moi ? Une influence plus forte d’un côté ou de l’autre et qui serait le plus fort et le plus faible de caractère? Serait-il plus du moule de ma mère ou plutôt de mon père ? (En fait, je n’arrive pas moi-même à définir de quel côté je suis; certainement des deux). Tous pleins de questions qui me viennent régulièrement à l’esprit. Et je n’ai pas de réponse.  Quand je vois des frères et des sœur qui se disputent, souvent pour de petites peccadilles me semblant sans importance, ou de constater carrément une méchanceté d’un côté (Oui, oui ça existe), alors je suis triste. Par contre, quand je vois chez d’autres tant d’échanges partagés, ça me comble de joie pour eux, je trouve que c’est beau. Et plus je prends de l’âge, plus ça me travaille sans tout de même m’empêcher de dormir, car on ne peut pas refaire l’histoire. Une chose est sure, j’aurais voulu avoir une sœur ou un frère. J’ai entendu plus d’une fois qu’un enfant unique est gâté. Je réponds matériellement peut-être, affectivement SURTOUT PAS ! On peut vivre sans frère et sœur (je ne suis pas le seul), comme on peut vivre sans père ou sans connaître sa maman. Toutefois tout avoir dans sa famille, c’est l’idéal. J’ai très rarement entendu quelqu’un exprimer des regrets d’avoir eu une sœur ou un frère, même si c’est devenu conflictuel.

Donc je confirme que j’aurais voulu vivre quelque chose de plus profond dans une relation dont je n’ai eu que quelques balbutiements brutalement interrompu accidentellement.


19 octobre 2010

Réception jurassienne.

Cet après-midi, sur la devanture d’un kiosque, les deux manchettes du même journal mis côte à côte m’ont interpellé.

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 Quel bel accueil dans le Jura…


27 octobre 2010

Je participe cette semaine à un cours de formation professionnelle avec comme sujet: « La gestion de l’agressivité ».
Très intéressant, avec de la théorie et des exercices pratiques pour se protéger en cas d’attaque sans blesser le patient violent désorienté. En entendant les autres participants de ce cours, je suis assez impressionné par le nombre de violences subies dans les hôpitaux ou autres institutions de santé.
Toutefois, une citation du poète autrichien Erich Fried m’a marqué. Elle est dure, mais très parlant pour moi. La voici:

La violence ne commence pas quand l’un étrangle l’autre.
Elle commence quand l’un dit:
« Je t’aime: tu m’appartiens »
La violence ne commence pas quand le malade est mort.
Il commence quand l’un dit:
« Tu es malade.
Tu dois faire ce que je te dis »

-Erich Fried-





29 octobre 2010

Je ne suis pas aussi actif sur mon blog, comme d’autres le sont sur le leur et ça m’impressionne cette régularité de certains d’entre vous. Pour moi, par moment manque d’inspiration ou bien je n’aime pas non plus trop me dévoiler, mais c’est surtout une question de disponibilité, et ça dépend des périodes.

Par contre j’écris parfois des articles sur le blog de Kaléïdoplumes et vous pouvez les lire ici

Je vous encourage par la même occasion de lire les articles des autres membres (avec possibilités de commenter)


1er novembre 2010

La tragédie du Lancastria.

Un matin de la semaine dernière , j’ai eu un choc: j’aime les trains, je suis intéressé par les transports publics en général, surtout sur rail, mais aussi maritime. Alors j’étais très heureux de trouver enfin sur la toile un site sur les bateaux en mer, notamment les paquebots, dont l’historique.

Alors pourquoi un choc? Et bien j’ai découvert la tragédie du Lancastria qui a fait des milliers de victimes. On parle de plein d’autres catastrophes, comme le Titanic, mais celle-là j’en avais jamais entendu parler et c’est choquant. Bon, l’auteur du site cite ceci « On peut penser que la débâcle provoquait un grand mouvement de réfugiés sur les routes françaises. Il y avait 10 millions de personnes sur ces routes, provoquant d’énormes malheurs en France. 1,9 millions de prisonniers, des bombardements tuant des centaines de réfugiés« . Mais quand même, qu’un tel drame d’une telle ampleur soit passé presque sous silence, j’ai de la peine à comprendre, ou bien je suis un ignare. Au fait, vous connaissiez cette tragédie? Il y a tout de même eu des cérémonies de souvenir cette année au large de St-Nazaire.

Et comme dans tout drame, il y a toujours des anecdotes positives ou négatives commme celle-ci… et là j’étais bouleversé, j’ai eu de la peine à reprendre le rythme de la journée. Raison pour laquelle, j’ai écrit ce poème pour Kaléïdoplumes:

Deux enfants belges sur le Lancastria.

Frère et sœur qui avaient environ dix ans,
C’était la guerre et je ne connais pas leur nom.
Ils ont fui seuls à pied leur terre natale,
C’était le sauve-qui-peut, je ne connais pas leur origine familiale.

De Bruxelles à Saint-Nazaire,
Comment ont-ils tenu cette épreuve jusqu’au transfert ?
Leur force a certainement été leurs deux chiens
Qui leur ont permis ce grand entrain.

Quels découragements et envie de vivre jusqu’à l’arrivée sur le navire ?
Je ne le sais pas comment, il n’est point écrit dans un livre.
Elle et lui, leurs chiens, un amour uni dans le malheur guerrier,
Entre recherche de bonheur à se partager ou à se donner avec simplicité.

La loi, c’est la loi qui fait instruction,
Il doit être appliqué sans restriction:
La petite sœur et le petit frère doivent abandonner leurs chiens.
Pourtant ces animaux leur ont tenu compagnie de très loin.

Alors un homme responsable, sensible aux malheur
A fait une entorse au règlement sur l’heure.
Ce fut sa manière de donner le bonheur sans le demander en retour.
Une heure plus tard ce fut le terrible drame du Lancastria… sans retour.


25 décembre 2010

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JOYEUX NOËL À TOUTES ET À TOUS

***

J’ai été bien occupé ces temps, raison pour laquelle je ne suis pas très présent ici, de même que sur les autres blogs.


Soir du 25 décembre 2010

Impressions de Noël

Rentré à la maison hier soir 24 décembre à 22 heures du travail, par une route bien glissante et enneigée, j’ai eu la chance de me joindre à ma famille pour un magnifique réveillon. Ce fut très plaisant et drôle jusqu’aux premières heures du matin ! C’est qu’à ces occasions, je suis plutôt festif qu’austère…

D’autre part, j’ai reçu de là et d’ailleurs de sympathiques messages de vœux. Cependant j’ai aussi lu des messages de « bonne volonté » ou de « bonnes résolutions ». Ceux-là j’aime moins, trop moralisant à mon goût. Ce n’est pas parce que c’est Noël qu’on doit me dire que je dois être plus sage. Mes qualités et mes défauts, je les traîne toute l’année. Toutefois, quelques messages lus sur des forums m’ont interpellé, car ceux-là je les ai trouvés personnels et justifiés: des pensées à ceux qui n’ont pas la chance de passer un joyeux Noël ou que ça leur rappelle de douloureux souvenirs.

Je pense entre autres à ceux qui ont perdu un être cher qui leur manque pendant ces fêtes. Ainsi, cet après-midi en allant travailler, ma pensée est allée à quelques uns de mon entourage. Une connaissance qui vient de perdre son épouse. À trois amis, très proches et de confiance réciproque, qui ont perdu récemment un de leur parents. Ces amis ont longuement partagé avec moi leurs sentiments et leurs émotions pendant la maladie et la séparation. Le hasard veut que deux d’entre eux ont le même prénom.
Enfin trois endroits où se sont déroulé des drames routiers sur mon chemin quotidien, garnis de fleurs, de bougies, trois lieux où j’avais passé juste après les accidents. Pour leurs familles, quelqu’un manque cruellement à l’appel. Le premier où une jeune fille de 17 ans y a perdu la vie il y a 7 ans. Puis, plus loin, une tragédie de l’année dernière où trois jeunes sont décédés. Et finalement il y a ce lieu où des bougies ne brûlent que depuis le 22 décembre dernier: ce jour-là la victime fut une piétonne.

Alors à toutes ces familles citées et aux autres que je connais moins ou pas du tout, partout dans le monde, je suis en empathie avec elles.


Nouval-An

2010 c’est fini. Vive 2011!

2010 c’est fini depuis hier. Toutefois je n’y mets pas une croix dessus, comme je ne l’ai jamais fait sur les autres années. Comme chaque année j’ai vécu des évènements pénibles à supporter (Notamment des soucis en début d’année) et d’autres moments agréables, dont certains sublimes qui resteront inoubliables pour le reste de ma vie; c’est de quelques uns de ces moments que j’ai envie de narrer en cette fin de journée de Nouvel An.

J’ai fêté joyeusement mes soixante ans. J’ai été gâté par les cadeaux reçus. Des messages aussi m’ont beaucoup touchés comme par exemple sur Kaléïdoplumes. Et puis, dans les nombreux cadeaux que j’ai reçus, il y a celui de mes enfants pour un voyage seul, rien que pour moi à ma guise, dans une ville européenne où je peux faire ce que je veux.

Alors, après réflexion, j’ai choisi Berlin. Lieu très intéressant, culturellement pour la richesse de ses musées et surtout historiquement depuis la chute du mur, qu’il s’agisse de politique, d’habitude de vie ou de transports. Cette ville en plus tient à ne pas oublier la tragédie mondiale du siècle dernier.

Cependant mon hit a été musical. Voilà trois concerts qui m’ont marqué, avec mes impressions:

1. Un duo de violoncelle et piano à midi dans le Foyer de la Philharmonie; seulement 40 minutes, mais alors quelle émotion (Pour que j’en aie les larmes aux yeux tout le long du récital, il m’ont faut beaucoup).

2. Le Rundfunk-Sinfonieorchester et le Rundfunkchor. Quel brillant chœur de valeur !

3. L’Orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction de… Neeme Järvi ! et soliste de la soirée Arcadi Volodos (Excusez du peu) ! interprétant le Concerto pour piano n° 1 de Tchaïkovski et découverte d’un compositeur russe que je ne connais que depuis peu: Sergei Tanayev.

Jusqu’à aujourd’hui quelques salles m’ont impressionné: le Royal Albert Hall de Londres pour sa grandeur, la Fenice de Venise (avant l’incendie) pour son caractère, la salle de musique de la Chaux-de-Fonds et le KKL de Lucerne pour leur acoustique, et la salle de la Philharmonie à Berlin où se sont tenus les deux derniers concerts mentionnés. Un très grand espace avec une acoustique extraordinaire, quelque soit la place où l’on se trouve. Reste à mon tableau de chasse La Monnais à Bruxelles, autre temple musical.

Habitant dans un endroit périphérique, il y a deux orchestres dans ma vie que j’aurais voulu voir dans le réel: la Philharmonia de Londres (vu en 1973), et l’Orchestre Philharmonique de Berlin, vœu que je viens d’exaucer en décembre. Ce fut magnifique, une ambiance que je n’arrive pas à décrire, grandiose pour moi avec un public simple et attentif. Le pianiste un régal en symbiose avec le chef et l’orchestre, un appoint hautement heureux pour ce célèbre concerto. Enfin cette 4ème symphonie de Taneyev, style de musique romantique comme j’aime. Ce fut beau, Beau, BEAU !!!

J’aurai certainement l’occasion de revenir sur ces moments musicaux dans un article pour le Kaléïdoblog, de même que d’autres sur Berlin. Je vous informerai.

En attendant, je vous souhaite une
Belle et Heureuse Année 2011

***

 


3 mars 2011

Contrastes.

Y’a quelqu’un qui m’a dit de prendre le parapluie car il pleut. Toutefois:

Y a des enfants qui imaginent le parapluie de Mary pour ranger leur chambre,

Y a des ministres qui souhaiteraient avoir un parapluie pour se protéger des accusations de leurs voyages, financés par nos impôts,

Y a un président qui se paierait bien un parapluie, pour se cacher d’affaires douteuses,

Y a Silvio qui convoite un parapluie pour échapper aux scandales, car selon son accord, ils se jouent sur un ton mineur,

Y a des citoyens qui cherchent un parapluie magique pour trouver des solutions à de graves problèmes quotidiens,

Y a des victimes qui ne refuseraient pas un parapluie contre les tremblements de terre,

Y a des mendiants qui cherchent un parapluie pour se protéger des rafles,

Y a des affamés qui rêvent d’un parapluie magique pour protéger leurs cultures de la sécheresse,

Y a des innocents, qui souhaitent un solide parapluie pour s’abriter de la pluie de bombes, lancées par un dictateur sur son peuple épris de liberté,

Où trouver ces parapluies?

Texte écrit pour Kaléïdoplumes



Poème en hommage à Maurice André.

Vous pouvez le lire ici http://kaleidoplumes.canalblog.com/archives/2012/02/27/index.html